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DUNE Maldives : Fun facts sur les Raies manta

Le saviez-vous ? Nous partons au bout du monde pour avoir le bonheur d’observer leur vol gracieux… Mais, que savons-nous vraiment au sujet des raies manta ?

Il n’y a pas une mais plusieurs mantas : bien que ressemblant fort aux mobulas, qui appartiennent à la même famille que les raies aigle (les Myliobatidae), les mantas sont une espèce à part entière. Et il s’avère que depuis 2009, la communauté scientifique s’entend même pour les distinguer en deux sous-catégories, les récifales (Manta Alfredi) et les océaniques (Manta Birostris). De forme légèrement différente, les secondes sont plus mobiles (elles migrent davantage) mais aussi de plus grande dimension.

Le poisson de tous les superlatifs : les raies manta océaniques peuvent atteindre 7 mètres d’envergure, peser jusqu’à deux tonnes et vivre au moins cinquante ans. Leur vitesse de pointe frise les 25km/h !

Une mauvaise réputation : avant de pouvoir s’immerger sous la surface de l’eau, les marins redoutaient l’inconnue tapie dans les abysses. Ils frémissaient à la seule évocation du kraken, ce calamar géant, du léviathan et ses multiples têtes, des sirènes (dont on souffle qu’il s’agissait en fait de lamantins)… Ne comprenant pas ce qu’étaient ces immenses ailerons sombres clapotant parfois à la surface de l’eau, ils avaient surnommé les raies manta et mobulas les « diable des mers ». Ces animaux sont pourtant bel et bien inoffensifs, et se nourrissent exclusivement de plancton !

Des individus uniques : pour distinguer une manta de l’une de ses congénères, les scientifiques observent les taches situées sur leur ventre. Elles sont uniques à chaque individu, à l’instar de nos empreintes digitales.

Reconnaître un mâle d’une femelle : les dames manta sont de nature plus avenante et plus curieuses que leurs partenaires de sexe masculin, nous apprend le Manta Trust. Ce sont donc elles qui viendront plus volontiers se faire caresser par les bulles des plongeurs sur les stations de nettoyage. Pour en avoir le cœur net, l’on observera le ventre, à la racine de la queue. Nageoires pelviennes lisses signifieront femelle. Si elles comportent des excroissances, appelées « ptérygopodes », c’est que vous avez affaire à un mâle.

Un organisme dédié : bien que protégées, les mantas sont néanmoins vulnérables face à l’homme, à la pollution et au dérèglement climatique… sans parler du braconnage. www.mantatrust.org une ONG britannique, se consacre à leur étude et à leur protection. Chacun peut lui venir en aide : l’organisme collecte notamment les photos (du ventre des individus), pour dénombrer et localiser les populations.