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Dune Marseille : à deux pas de chez vous, les Calanques

Premier parc national périurbain d’Europe, à la fois terrestre et marin, le parc national des Calanques démontre, depuis sept ans, que lorsqu’elle est bien protégée, la nature peut s’épanouir même aux abords d’une grande ville. Pour qui visite la cité phocéenne, un tel territoire offre des dizaines d’occasions de réaliser des plongées magnifiques.

Pour qui habite près de la mer, plonger peut s’improviser à la demi-journée ou le temps d’un week-end. Parmi cette population de chanceux, les Marseillais sont tout particulièrement vernis : depuis 2012, leur terrain de jeu subaquatique favori est entièrement protégé par le parc national des Calanques. Le territoire de ce parc s’étend sur près de 440km2 en mer, 85km2 à terre jusqu’à Cassis et même La Ciotat, le tout, au départ de la 2e ville de France, sous un climat méditerranéen merveilleusement propice aux activités de pleine nature.
Pas avare de leur ville, les Phocéens ont à coeur d’en faire connaître les beautés au plus grand nombre. Comme eux, plongez sans modération dans le parc national des Calanques ! Trois heures de TGV suffisent depuis Paris, la moitié pour venir de Lyon… autant dire qu’en optant pour Marseille, on plonge presque à domicile; et sur des sites d’une richesse étonnante. Avec une richesse naturelle déjà reconnue, les fonds marins du parc national bénéficient maintenant d’une gestion des usages en mer qui contribue encore à améliorer leur qualité !

Plusieurs dizaines de sites réputés

Au départ du petit port de Pointe Rouge, Dune Marseille déploie ses semi-rigides dans cette vaste rade qui, en 2024, accueillera les épreuves nautiques des jeux olympiques. Pour l’heure, elle est le pré carré des voiliers de plaisance, et ponctuellement, des navires de commerce et de transport de passagers, qui rejoignent le grand port de Marseille.
A l’extrémité ouest du parc, l’archipel du Frioul, avec au loin, Planier. Vers l’est, dans la direction de Cassis, le fameux archipel de Riou. Leurs falaises de calcaire forment des panoramas grandioses et s’enfoncent dans les flots turquoise, offrant aux plongeurs des dizaines de sites de plongée. Tombants hérissés de gorgones, arches majestueuses, pierres, secs, épaves… Le parc national des Calanques ne manque d’aucun argument, pas même de corail rouge de Méditerranée, d’un pourpre magnifique piqué de polypes blancs, que l’on retrouve régulièrement tapissant le plafond de la plupart des grottes. Du côté de la faune, nous rencontrons dentis, barracudas, mérous, congres et murènes au sommet de la chaîne alimentaire. Rejoints par quelques thonidés les jours de chance. Outre les daurades et autres loups, vous pourrez aussi croiser au détour d’une plongée le saint-pierre, ou encore le poisson-lune, et presque régulièrement en hiver et jusqu’au début du printemps, une poignée de dauphins s’amusant dans l’étrave du bateau. Il y en a pour tous les goûts, tous les niveaux et dans toutes les gammes de couleurs, depuis le bronze scintillant des tacauds autour des épaves de la Drôme, du Ker-Bihan ou du Miquelon, au nuancier fluo de la girelle paon butinant sur les Moyades, les Pharillons, ou les Impériaux.

Bien sûr, ce programme dépend entièrement des conditions climatiques et du bon vouloir de la nature, mais c’est aussi cette incertitude des rencontres qui fait la beauté de la plongée !

A terre, une vie trépidante

Certes, l’eau est en général plus fraîche que dans les Caraïbes, mais elle est au moins aussi claire. Une fois de retour à terre, vous pourrez sans peine filer vous réconforter avec de gourmandes spécialités locales : cette année, le département des Bouches-du-Rhône célèbre la cuisine méridionale avec Marseille Provence Gastronomie 2019, il faut en profiter ! Vous pourrez aussi vous immerger dans la trépidante vie culturelle de la cité (Théâtre de la Criée, salle de spectacles du Silo, festival Marseille Jazz des Cinq Continents, Marseille M’Rire, Marsatac…) ou préférer le calme de la nature en partant randonner et grimper dans les Calanques.
Tout ceci en veillant, sous l’eau comme sur le plancher des vaches, à prendre grand soin de ce patrimoine fabuleux mais fragile, où transitent jusqu’à 2 millions de visiteurs chaque année !

Crédit photo : R. Demaret